
Née du double constat suivant - absence de produits locaux dans les cuisines collectives de l’île (écoles et EPHAD) et difficulté pour les producteurs locaux de répondre aux volumes nécessaires - la ferme municipale de l'île d’Yeu incarne aujourd’hui une réponse concrète aux enjeux alimentaires de son territoire. Alors que la loi EGalim impose 50 % de produits locaux et 20 % de bio en restauration collective, la municipalité a choisi de créer son propre outil de production pour alimenter les 500 à 600 repas quotidiens servis sur l’île.
Recruté en 2022, le maraîcher municipal Christopher Gasnier pilote ce projet novateur, épaulé par un agent communal à mi-temps. Ici, la logique de production est entièrement repensée : il ne s’agit pas de chercher la rentabilité, mais d’ajuster les cultures aux besoins précis des cuisiniers. « Cela demande une forte adaptation et un gros travail de planification », souligne-t-il.
