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Un atelier de Gildas Veret pour mieux comprendre les liens de la Permaculture, l’économie et la transition énergétique.

La Roche-sur-Yon Agglomération organise la 2ème réunion de concertation participative pour l’élaboration de son Plan Climat !
29 novembre 2018
La Ville de Dompierre-sur-Yon propose une soirée « Ville en Transition » avec le film « Qu’est ce qu’on attend ? » le 13 Décembre !
1 décembre 2018
 

Une conférence qui crée les liens de la Permaculture et de l'économie !

Gildas Veret est ingénieur et formateur spécalité en Permaculture. Lors de sa venue aux Sables d'Olonne fin Septembre dans le cadre des journées bleues proposées par l'association Ruptur, il évoque les liens de la Permaculture, la société et l'économie. Il revient notamment sur le modèle de l'agro-foresterie et la notion de résilience face au changement climatique. Un atelier auquel ont assisté plus de 120 entrepreneurs Vendéens.

Diviser par 2 à 10 l’énergie qu’on consomme, et bien c’est le projet permaculturel. David Holmgren, qui est l’un des fondateurs de la Permaculture décrit la Permaculture comme la culture humaine de la descente énergétique.
Nous avons grandi dans un monde où l’on consomme toujours plus d’énergie, l’idée c’est de dire que l’on s’est bien amusés à en consommer toujours plus, mais que les limites peuvent être facteurs de créativité, nous pouvons faire un monde hyper heureux sur la descente énergétique, à condition de l’avoir anticipée et conçue, ce qui est le contraire actuellement car nous faisons tout ce que l’on peut pour imaginer que l’on va toujours monter…

Quand j’expliquais qu’il fallait diviser par 2 à 10 notre consommation énergétique, j’étais extrémiste il n’y a pas si longtemps, et puis c’est drôle car c’est maintenant l’objectif de l’état Français.
L’état a pris cet engagement mais n’essaie même pas de le faire, car en prenant la décision de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre en 2050, en divisant par 2 la consommation énergétique, il a dans le même temps, le but de doubler le flux touristique vers la France d’ici 2050. Je ne comprends pas bien comment l’on peut faire voler 2 fois plus d’avion avec 2 fois moins de carburant…

Gildas Veret, ingénieur et formateur spécialisé en Permaculture !


” La Permaculture vise à inventer un monde heureux ou nous sommes en descente énergétique. ”

Prendre conscience des limites d'un modèle à bout de souffle...

Lorsque Gildas Veret évoque l'agriculture, c'est au travers de son grand-père. Certes, il lui voue un profond respect, mais ne manque pas de souligner que ses pratiques agricoles de l'époque, avec le remembrement notamment, ont profondément aggravé la situation de la dégradation de notre écosystème.

Aujourd’hui, si la biodiversité est en danger, les animaux, les oiseaux n’ont plus de quoi s’abriter car nous avons retirer toutes les haies dans nos champs… en replantant des haies, on retrouve de la biodiversité, on limite les inondations.
Notre agriculture est basée sur une lutte contre la tendance naturelle de l’écosystème, l’idée de la Permaculture est de dire que l’on peut se nourrir beaucoup, beaucoup plus avec des arbres.

Permaculture et agroforesterie...

Pour Gildas Veret, l’énergie, l’eau, les enjeux alimentaires et humains, doivent faire l’objet d’un diagnostic de territoire et un diagnostic humain pour bâtir une solution adaptée en fonction du lieu, et cela commence par la Terre, c’est-à-dire la connaissance des sols et du climat local.

Nous pouvons construire un projet qui a des enjeux humains, énergétiques sur l’aménagement du territoire et si vous voulez que ce soit éthique et bien vous pouvez utiliser la Permaculture pour concevoir ce projet.
La question de l’arbre et l’agroforesterie, j’y suis venu en dernier, moi je suis ingénieur, physicien…
L’arbre n’a quasiment que des points positifs, son bilan sur le sol, sur l’eau, sur l’air, il produit en même temps à manger, des matériaux de construction et de l’énergie, tout ça sans pollution, complétement biodégradable et en améliorant la biodiversité, c’est absolument génial.
Aujourd’hui, l’agroforesterie peut créer de la valeur pour les agriculteurs qui ne vivent plus de leur métier… diversifier les rentrées financières est une piste et le bois, ça a de la valeur et cela permet aussi de se passer d’engrais puisque les arbres ont des racines très profondes et servent ainsi d’ascenseur à nutriments.
 

Culture sous arbres: " Agroforesterie "

Culture sous arbres !


 

Présentation de Gildas Veret...

Vivre sans frigo, avec peu d’eau potable et d’électricité en dépendant des aléas météorologiques, c’est pour moi une douce évocation de l’enfance… car j’ai découvert tout cela dans une vie simple et proche des éléments sur le voilier construit par mes parents. Adolescent,une grande curiosité de la nature des choses me pousse dans les études scientifiques.
L’option science de la Terre et environnement des Mines de Paris me permet de plonger dans la compréhension de la planète. Puis je travaille en bureau d’études sur les énergies renouvelables, le bilan carbone et la construction écologique. Responsable Recherche et Développement chez Bouygues construction, je découvre « l’efficacité » professionnelle des grands groupes : mélange d’exigence, de haute compétence, de gâchis énergétique et matériel immense et de recherche de profit dépourvue d’éthique… Je quitte le groupe pour travailler pour l’Etat, au Palais de la découverte. Médiateur scientifique, j’y explique la physique en faisant se dresser les cheveux des enfants sur la tête à 300 000 Volts ! J’y développe également des projets, notamment sur la pédagogie du changement climatique.
En parallèle, je recherche des voies écologiques et humanistes prometteuses. La pensée de Patrick Viveret me marque, ainsi que celle de Pierre Rabhi. Je m’initie à l’intelligence collective et aux monnaies libres avec Jean-François Noubel. Les travaux d’Yves Cochet, de Jean-Marc Jancovici, de l’ASPO et du GIEC m’ouvrent les yeux sur le pic pétrolier et le changement climatique. L’écologie est lourde de crainte et de souci… jusqu’à ma rencontre avec la permaculture en 2010. Enthousiaste de cette écologie des solutions, je m’y engage avec un sentiment de joie et de liberté recouvrée. La vie à la ferme, le passage à un emploi à temps partiel, l’étude, les cours reçus et donnés, les expérimentations puis le diplôme de permaculture, ont rythmé la marche vers une vie plus autonome (des systèmes globaux) et plus reliée (à la nature et aux voisins). En parallèle, des études de biologie m’ont permis d’incessants allers-retours de la permaculture à la science...

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