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Les cigales et la fourmi revisité

Le mouvement des Cigales (Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire) s’est construit sur ce constat qu’il est possible à de simples citoyens d’accompagner celles et ceux qui se lancent dans la grande aventure de la création ou du développement d’une entreprise. En Pays de la Loire, ce sont actuellement 56 Cigales qui soutiennent des projets pour près de 180 000 € investis. L’argent prêté, qui sera remboursé sans intérêt, permet au bénéficiaire d’investir sur un projet donné, et agit souvent comme un effet levier pour déclencher un prêt plus important auprès d’une banque. « La création des premières cigales en Vendée remonte aux années 85, on en compte 7 aujourd’hui sur le département, à St Gilles-Croix-de-Vie, à la Roche-sur-Yon, Montaigu ou encore à Fontenay-le-Comte. » nous explique Mme Genest, responsable des cigales pour les Pays de la Loire.

Les Cigales se réunissent plusieurs fois par an pour recevoir les créateurs (appelé les fourmis), décider de leurs placements et affecter cette épargne collective au capital des entreprises qui font sens sur le territoire. « C’est un engagement pour 5 ans. Une fois qu’une cigale est créée, la structure est fixe, c’est-à-dire que les membres ne peuvent pas être modifiés car l’épargne est mise en commun. Au bout des 5 ans, la structure est considérée « en gestion », c’est-à-dire qu’elle ne finance plus de nouveau projet. Cette seconde période sert à récupérer une partie de l’épargne investie. C’est donc un cycle de 10 ans. »


Une alternative aux banques, parfois frileuses…

De nombreux porteurs de projets se voient stoppés dans leur élan lorsqu’il s’agit de trouver des financements. Une cigale locale apparaît alors comme un outil idéal pour soutenir les petites structures. Lorsque les coopérateurs de Lalouet’Coop, supermarché coopératif aux Herbiers, ont choisi d’acquérir une chambre froide de stockage, c’est vers le Club des Cigales de la Roche-sur-Yon qu’ils se sont tournés : « La Cigale était vraiment à l’écoute de nos besoins. On ne se sentait pas pris au piège d’un remboursement contraignant. Chacun a pris le temps de mieux comprendre les attentes respectives. Les procédures sont beaucoup plus légères que celles des banques, et puis nous avons bénéficié d’un accompagnement très humain. » indique Alicia Marcoux, coopératrice et co-fondatrice de Lalouet’Coop.


Du côté des Cigales : « On a vu qu’il s’agissait d’un projet d’innovation sociale. Il faut que ce soit un projet budgété, l’association doit nous dire comment elle fonctionne. On regarde un peu, avec un regard bienveillant, pas avec un regard de technicien car nous ne sommes pas des banquiers. Nous posons aussi des questions sur le fonctionnement et les perspectives. »


Découvrez la suite de cet article dans le Journal des initiatives positives n°7 (infos abonnement et points de vente du journal en cliquant ici !)


 

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