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Retour sur la Conférence de Béa Johnson, une famille Zéro-Déchets !

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Béa Johnson, pionnière du mouvement Zéro-Déchets a fait escale en Vendée en Septembre à l'occasion de sa tournée de conférences partout en Europe.

S on entrée sur scène avec son petit bocal représentant l’intégralité des déchets de sa famille pour l’année 2016 est impressionnante, mais surtout intrigante… comment fait-elle ?
Au-delà d’un discours bien rôdé, photos à l’appui pour illustrer la réalité du terrain, le sens que donne Béa Johnson à sa démarche est tout aussi important.

Nous retiendrons qu’elle et sa famille ont choisis d’ « Etre » plutôt que d’ « Avoir ».

Le mode de vie choisi et les économies familiales réalisées leur permettent en effet de profiter pleinement d’expérience de vie et de beaux voyages en famille, à l’instar de posséder des biens matériels non-essentiels. Un discours percutant face à une société de surconsommation qui tout les jours, via les sirènes du marketing et les belles images, nous invitent à acquérir un tas de produits et d’objets dont au final, nous n’avons pas vraiment besoin. Comment y faire face et éliminer le superflu ? Aller à l’essentiel.

”Béa Johnson fixe plusieurs règles de consommation : réduire, réutiliser, recycler, composter, mais la première chose à faire, c’est dit-elle, de refuser ”

 

Béa Johnson, dans son discours, nous rappelle justement que nous avons plus d’impact par nos actes de consommations qu’avec notre bulletin de vote, c’est bien ce qu’un certain Coluche répétait pertinemment :

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça se vende plus ».

Et oui, il est possible pour chacun d’entre nous d'agir pratiquement et efficacement par des gestes simples… prendre conscience de notre force collective. Béa Johnson fixe plusieurs règles de consommation : réduire, réutiliser, recycler, composter, mais la première chose à faire, c’est dit-elle, de refuser :

« On a tout simplement appris à dire non au superflus. Aujourd’hui on est la cible de tout un tas de produits promotionnels. On nous tend des sacs en plastique, des cartes de visite, du courrier publicitaire. Et chaque fois qu’on accepte ces choses-là, on crée une demande d’en fabriquer plus ».

Une invitation à savoir refuser, prendre conscience de l’impact de nos actes de consommations et tendre vers des démarches simples, comme l’achat en vrac par exemple.

Béa écume les magasins où elle peut acheter des produits en vrac (céréales, graines, farines etc.). Elle confectionne des sacs en tissu sur lesquels elle annote le poids du sac. Lors du passage en caisse, rien de plus facile : elle pèse et déduit le poids du contenant ! Mais ce n’est pas tout : Béa utilise également des bocaux en verre d’1 litre dans lesquels elle met viande, poisson, fromage, charcuterie etc. Elle évite soigneusement les éléments suremballés et oriente sa consommation sur le « strict nécessaire ».

La question des déchets plastiques...
La Vendée fait figure de bon élève pour la gestion des déchets recyclables, nous sommes rassurés en pensant que tous les emballages plastiques vont pouvoir être transformés et réutilisés sans fin…. c’est une vision erronée, le traitement des déchets plastiques engendre des coûts énergétiques importants et les plastiques transformés générés change de catégories. De plus, les questions de Santé sont posées, par exemple les liens sur des usages non approprié de contenants en plastique qui augmentent fortement le risque de transfert d’éléments chimiques indésirables dans les aliments…

Comme le dit justement Béa Johnson, utilisons des contenants verres et favorisons le retour de la consigne… Les autres conseils et expériences partagés sont de définir les besoins de la famille de manière précise, réfléchir chacun de ses actes d’achats, Béa Johnson et son mari évaluent à la loupe chacun de leur besoin, scrutent chaque détail et passent au crible chacune de leur envie…


Utilisons des contenants verres et favorisons le retour de la consigne

 

Une maison épurée…

Béa Johnson a pensé à tout. Dans la salle de bain par exemple où elle a supprimé la poubelle. Le coton a été remplacé par des lingettes lavables, les cosmétiques et produits d’hygiène sont faits maison… seul un produit de beauté est issu du commerce : la crème de protection solaire.

Le « fait maison », Autonomie, sans chimie…

La notion d’autonomie est aussi intéressante dans cette démarche, comment se réapproprier les connaissances sur les vertus des plantes et de la nature d'une manière générale, pour la confection de produits cosmétiques ou d’entretien…
Pour les lèvres, Béa fabrique son baume à base de cire d’abeille et d’huile de sésame, du citron pour ses cheveux et pour les joues, un peu de chocolat en poudre ! Enfin, les savons et autres démêlants sont achetés en vrac !

Tous les conseils…

« … acheter en vrac, s'approvisionner en récipients : boîtes, bocaux, sacs en tissus (achetés ou faits maison), définir les besoins de la famille de manière précise, supprimer les produits inutiles ou superflus, fabriquer ses propres produits d'entretien et de beauté, simplifier sa garde-robe au maximum, éviter le neuf et privilégier les objets, meubles, vêtements d'occasion … »

Les nombreuses questions qui ont été soumises par la salle émanent de femmes et d’hommes, de familles qui entreprennent progressivement des changements de comportements. Béa Johnson rassure son monde en soulignant que lorsqu’elle a débuté cette aventure, aucun guide ou livre sur le sujet n’était à sa portée…

"Il s’agit donc bien d’expérimenter, chacun à notre niveau, nos moyens d’agir sans vouloir tout révolutionner du jour au lendemain."

Se donner les moyens et savoir vers quoi l’on veut tendre, c’est bien un chemin, progressif… donner du sens.
Dans le cas de Béa Johnson, le déclic est venu d’un déménagement… les époux Johnson se rendent compte que le strict nécessaire suffit à leur quotidien. Ils se sont donc installer dans une maison 2 fois plus petite qu’auparavant et ont donné ce dont ils n’avaient plus l’usage. Cette prise de conscience les a conduit à s’intéresser à l’écologie et au désencombrement.

Un mouvement en marche…

Béa Johnson constate une formidable expansion, dans de nombreux pays, des magasins de vente en vrac. Chacune de ses conférences suscite l’intérêt et une demande grandissante pour les consommateurs d’accéder à ce type d'offre. Depuis la parution de son livre, Zero Waste Home, huit boutiques de produits sans emballage ont ouvert dans la seule ville de Montréal. En Suisse, la boutique de vrac Chez Mamie est devenue une chaîne : neuf magasins inaugurés en un an. C’est aussi le cas à Dublin…

Plus près de chez nous, la Boutique « Chez Pascal » ouverte récemment dans le centre de la Roche-sur-Yon est un bel exemple, Béa Johnson a d’ailleurs eu l’occasion de découvrir et apprécier les lieux…

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